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Alain Dumenil, derrière l’homme d’affaires, le mécène et homme de lettres

Oubliez les stéréotypes de l’homme d’affaires tel qu’on le connaît en France : Alain Duménil n’est pas de ceux-là ! Discret businessman français qui fait partie des 500 plus grandes fortunes de France (en 2013, il se classait au 465e rang avec une fortune estimée à 70 millions d’euros), il possède un parcours atypique et une sensibilité particulière qui le distinguent de ses pairs.

Alain Duménil est né le 3 mai 1941 à Neuilly-sur-Seine. Ancien banquier, il est aujourd’hui à la tête d’un groupe actif dans le luxe et l’immobilier français appelé Acanthe Développement.Mais ce n’est pas cet aspect-là de son parcours qui nous intéresse aujourd’hui. Car s’il existe un aspect qui distingue Alain Duménil des autres hommes d’affaires du sérail, c’est bien sa passion immodérée pour la culture, qui occupe une place de premier ordre dans son existence.

Un mécène fou d’art

Alain Duménil pratique ainsi le mécénat sous plusieurs formes. Dans la littérature tout d’abord : en 2003, il a ainsi acquis les éditions de L’Herne. Cette petite maison d’édition indépendante a été fondée dans les années 1960 à Paris.

Mais l’homme d’affaires n’avait pas l’intention de s’arrêter là. Il a ainsi crée un prix littéraire en 2007, le prix Dumenil, qui récompense chaque année, au mois de juin, un roman écrit et publié par un auteur français. Le lauréat se voit remettre une magnifique dotation de 60 000 euros.

En 2007, pour sa première édition, le prix Dumenil a été décerné à Anne Wiazemsky pour son roman « Une année studieuse » et à Philippe Sollers pour « L’éclaircie ». On le voit, Alain Duménil porte un amour intense à la littérature. Mais d’autres secteurs culturels l’attirent tout autant : c’est le cas du théâtre. Dans les années 2000, l’homme d’affaires a ainsi acquis le Théâtre de Paris, situé rue Blanche, dont la salle permet d’accueillir 1100 spectateurs. Il est également devenu propriétaire du Petit Théâtre de Paris, dont la salle peut accueillir jusqu’à 300 spectateurs. Alain Duménil l’a toutefois revendu en 2013 à Jacques-Antoine Granjon, propriétaire de Ventes-privées.com.

Ce n’est pas tout. L’homme d’affaires français a également investi dans le secteur de la presse. En effet, il a acquis le groupe de presse Agefi SA, groupe qui possède L’Agefi, un quotidien économique de nationalité suisse particulièrement réputé. A l’époque, la cession avait été réalisée pour 4 millions d’euros.

Alain Duménil n’a pas voulu s’arrêter là, puisqu’il a manifesté l’ambition de racheter le quotidien suisse « Le Temps » en 2014. Une opération qui ne s’est finalement pas réalisée.

Alain Dumenil, quand un écrivain se cache derrière un homme d’affaires

Mais Alain Dumenil n’est pas qu’un mécène. Même s’il soutient abondamment les arts, en particulièrement la littérature et le théâtre, ce n’est pas là sa seule contribution. En effet, l’homme d’affaires est aussi un écrivain talentueux. Il est l’auteur de trois romans remarqués. Le premier s’intitule «La fête royale » et a été publié en 2006 aux éditions Plon. Dans ce livre, qui tient avant tout de la fable, Alain Duménil rend un hommage amoureux à la liberté d’expression, qu’il tient comme l’une des plus fondamentales.

Le second livre d’Alain Dumenil est paru en 2009. Intitulé « Parfum d’empire : la vie extraordinaire de François Coty », il relate l’existence hors norme de l’industriel parfumeur François Coty, qui fit de sa vie une aventure au lieu de se contenter du confort que celle-ci lui octroyait. Enfin, l’écrivain a publié son dernier roman en 2012 aux éditions Fayard. « Rue Bassano » est une histoire d’amour qui se déroule sous l’Occupation à Paris, et plus particulièrement dans la rue Bassano, qui était aussi le siège de l’entreprise d’Alain Duménil.

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khalifa